Souvenirs de Resident Evil 5
Vous n'êtes pas sans savoir que Resident Evil 6 ne sort plus que dans à peu près une semaine. En attendant impatiemment ce dernier, je vous propose un tout petit dossier concernant le célèbre, décevant ou sublime selon les avis, mais surtout polémique Resident Evil 5 !
Cet article est purement subjectif.
En ce qui me concerne, Resident Evil 5 était une vraie déception au niveau de l'ambiance et du scénario.
Pourtant, à la vue du premier trailer (ci-dessous) RE5 m'avait vraiment attiré. On retrouvait Chris Redfield, certes méconnaissable, mais le chouchou de Capcom n'avait pas refait surface depuis Code Veronica. Et la bande annonce créa cette question subsidiaire sur toutes les lèvres : le fameux héros assez maigrichon du premier Resident Evil avait prit un abonnement à la salle de muscu de Raccoon City ?
Le tout premier trailer au Tokyo Game Show.
Un des meilleurs trailers de RE5.
Après Léon dans Resident Evil 4, Chris dans le 5. « Chouette ! » me suis-je dit.
Ensuite vint ma première crainte : un nouveau personnage est présenté : Sheva Alomar.
« Welcome to Africa » étaient ses premiers mots envers Chris Redfield. Le choix du continent africain me paraissait astucieux ; la chaleur et les bêtes sauvages ? Un joli terrain pour exploiter de nouvelles choses en terme de game design.
Capcom hésitait d'ailleurs sur une fonctionnalité en particulier qui n'a finalement jamais vu le jour. La première info que le géant japonais a partagé sur le plan gameplay de RE5 était que la chaleur serait un point important du jeu. Nous aurions à nous hydrater de temps en temps sinon notre personnage serait plus vulnérable, l'écran deviendrait flou et notre vie pourrait même diminuer.
Mais l'éditeur a rapidement écarté cette feature quand ils ont décidé de faire quelque chose d'autre qu'ils ont dû réaliser et qui a finalement beaucoup contribué au succès du jeu. Une première dans la série : la coopération en écran partagé et en ligne (que nous retrouverons dans RE6).
Mais savez-vous d'où vient vraiment cette pensée pour la co-op ? En réalité c'était plus une obligation pour Capcom de l'intégrer. À l'annonce du jeu, une association contre le racisme a poursuivi Capcom en justice pour la raison suivante : le jeu faisait jouer un homme blanc en train de tuer des noirs.
Les développeurs devaient trouver une idée afin de contourner cette accusation et être serein face aux instances juridiques. Ils font alors en sorte qu'une femme noire participe à l'escarmouche des ennemis noirs. Déjà prévue dans le casting du jeu, Sheva devient un personnage principale jouable qui accompagnera Redfield tout au long de son expédition.
Mais parlons peu, parlons bien : Resident Evil 5 était un excellent jeu d'action mais un mauvais Resident Evil.
Munitions à gogo, ennemis mitrailleurs et un lourd fardeau faisant office de partenaire. L'intelligence artificielle de Sheva n'a pas pu être exploitée correctement.
Trop orienté action, la narration est digne d'une caricature de film hollywoodien s'éloignant du principe de la série. Heureusement qu'il y avait encore Albert Wesker ! Mais celui-ci mourra de deux roquettes dans les yeux à la fin du jeu, une autre déception d'ailleurs : Wesker, l'ennemi number one, LE grand méchant charismatique des Resident Evil n'était plus... Le jeu perd alors tout intérêt et je souhaite son retour dans RE6 (en vain certainement). À sa place, son soi-disant fils qui sera de la fête le 2 octobre prochain : Jack Muller.

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